APEEIMC (Qui sommes nous)

L’Association Parentale d’Entraide aux Enfants atteints d’une Infirmité Motrice Cérébrale a pour but d’aider, si possible dès l’annonce du handicap de l’enfant, les parents dans toutes les démarches administratives et de la vie quotidienne ayant un lien avec le handicap.

Nous nous mettons à la disposition des parents pour les renseigner sur les droits ouverts en matière de handicap pour leurs enfants ainsi que sur les différentes prises en charges.

L’association est membre de la plate-forme nationale GRANDIR ENSEMBLE (http://www.grandir-ensemble.net/spip/spip.php) qui s’est donnée pour but de promouvoir et développer, dans notre pays, un égal accès des enfants handicapés aux structures collectives d’accueil ou de loisirs, dès le plus jeune âge.  

Nous participons au Schéma départemental en faveur des personnes en situation de handicap 2010-2014 (Conseil Général du Bas-Rhin)

Nous nous mettons à la disposition d’étudiants pour l’élaboration de leur mémoire concernant l’enfant en situation de handicap et sa vie au quotidien. Nous intervenons auprès d’étudiants en psychologie.

 

 

 

 

 

ARTICLES DE JOURNAUX

 

Handicapés : le surcoût de la rentrée

 

Pour les familles qui se débattent avec le « projet de vie et d’intégration » de leur enfant handicapé, la rentrée est souvent synonyme d’inquiétudes et de difficultés financières.

 

15 E pour une paire de ciseaux pressoir, 40 euros pour un logiciel de mathématique, 50 euros pour un contacteur pour pouvoir utiliser un ordinateur portable, 20 E pour des poignées permettant de mieux saisir des objets, 100 euros pour un dictionnaire pour non voyant. « Il y a un surcoût et l’allocation de rentrée scolaire ne suffit pas à couvrir tous les frais », assure Sonia Cardoner, présidente de l’APEEIMC (Association parentale d’entraide aux enfants atteints d’une infirmité moteur cérébral), mère de trois filles, dont la petite Chloé, 8 ans, infirme moteur cérébral. Outre le matériel scolaire plus coûteux et susceptible d’être renouvelé, d’autres dépenses s’ajoutent : les vêtements ou les chaussures.

Le problème du transport

« Pour ma fille cadette, une paire de ballerine acheté à 20 E en grande surface convient alors qu’on doit dépenser deux ou trois fois plus pour des chaussures de qualité, qui maintiennent bien le pied pour Chloé. » Sans compter les frais de transports. Après avoir été scolarisée en maternelle à Illkirch, Chloé a été orientée vers une Clis 4 (Classe d’intégration scolaire, handicap moteur), dans un établissement privé à Koenigshoffen. D’Illkirch à Strasbourg, l’an dernier, elle se déplaçait en taxi, un service pris en charge par le conseil général « Toutes les familles concernées n’obtiennent pas ce service, notamment quand le trajet est trop court. Dans ce cas, le conseil général verse 20 centimes du kilomètre, c’est peu », calcule Sonia Cardoner. Viennent ensuite les dépenses liées aux activités extra scolaires, souvent plus onéreuses car spécifiques comme l’équithérapie ou demandant un encadrement renforcé.

Au centre de loisirs

En ce qui concerne le périscolaire, après avoir bataillé, les Cardoner ont obtenu que Chloé soit admise au centre de loisirs, le mercredi, à Illkirch. Un acquis qui est loin d’être généralisé. Chaque année, Sonia Cardoner, qui siège pour la FCPE à la commission des droits et de l’autonomie à la Maison départementale des personnes handicapées, est confrontée aux mêmes inquiétudes : l’assurance d’avoir une AVS (Auxiliaire de vie scolaire), la formation des AVS, le périscolaire, les vacances, etc. Malgré des avancées notables en matière d’intégration, peu de parents d’enfants handicapés partent en vacances, l’esprit tranquille. Le coût à proprement parler de la rentrée est un souci en plus, parmi tant d’autres.

Valérie Bapt

Journal l’Alsace  VENDREDI 29 AOÛT 2008

 

 

Des loisirs pour tous les enfants

L'assemblée générale de l'Association parentale d'entraide aux enfants atteints d'une infirmité cérébrale a eu lieu à l'Institut Les Iris à la Ganzau.


La présidente Sonia Cardoner a remercié pour leur présence et leur soutien la directrice des Iris Madame J. Primault, la conseillère générale Pascale Jurdant-Pfeiffer, le responsable du groupe d'autonomie « Savoir et compétence » Claude Stoll ainsi que des représentants d'autres associations partenaires.

Projets de bourses
aux vêtements

Les différents rapports ont été normalement adoptés et la présidente a évoqué plusieurs projets de bourses aux vêtements à Strasbourg et à Illkirch-Graffenstaden en septembre prochain.
L'autre grand projet, en construction dans la région, est un centre de loisirs pour les enfants handicapés affilié à la Fédération Pluriel, qui dispose déjà de dix centres en France et accueille 775 enfants dont un tiers d'handicapés. Par ailleurs, tous les membres de l'APEEIMC souhaitent la mixité entre enfants valides et handicapés dans tous les domaines de l'éducation et du loisir.
Certains parents souhaitent même pouvoir louer un jour un vélo adapté au handicap de leur enfant dans un parc municipal de location de bicyclettes. Mais d'ici là, les mentalités devront bien changer. Madame J. Primault l'a confirmé lors de son intervention.

Une belle victoire
pour les enfants

Elle a aussi évoqué les projets de transformation des Iris et souhaité une ouverture de l'établissement d'éducation spécialisé - un lieu de vie - vers l'extérieur. L'intégration des élèves du Centre de la Ganzau dans des écoles classiques ou des écoles de musique est logique car tous les enfants doivent vivre ensemble pour se développer.
Mais, pour les parents de l'APEEIMC, l'ouverture d'un centre de loisirs avec du personnel compétent au début de l'année prochaine serait une belle victoire pour leurs enfants.

R.A.

Édition du Mar 8 juil. 2008

 

 

Strasbourg
Illkirch-Graffenstaden

Solidarité avec les enfants handicapés

Pour aider les enfants handicapés, des parents et amis se sont regroupés autour de Sonia Cardoner, de l'association parentale d'entraide aux enfants atteints d'une infirmité motrice cérébrale (APEEIMC) pour l'organisation d'une grande vente de vêtements voilà quelques jours à la salle municipale d'Illkirch-Graffenstaden. Des centaines de vêtements, un grand stock de chaussures ainsi que de nombreux jouets ont été amenés à la salle Milius pour être vendus à prix raisonnables. Le bénéfice de la vente permettra à cette jeune association d'aider des enfants atteints d'une infirmité motrice cérébrale ainsi que leurs familles. Depuis la création de l'association il y a 4 ans, les animateurs se mettent à la disposition des parents dès l'annonce du handicap de leur enfant. Car malgré les progrès enregistrés depuis la nouvelle loi et la création des maisons départementales des personnes handicapées, les démarches administratives sont toujours lourdes et compliquées. Forts de leur expérience, d'autres parents renseignent sur les droits des enfants ainsi que les différentes prises en charge. Grâce au groupe de parole, ils peuvent échanger des conseils en évoquant leur quotidien pour améliorer la qualité de vie de leurs enfants.

R.A.

Une nouvelle vente de solidarité est déjà projetée pour le 10 février 2008 à la salle de la Bourse à Strasbourg.

DNA // Édition du Sam 29 sept. 2007

 

 

 Région
Yanis et le handicap caché

 

Yanis fête ses dix ans dans deux jours. Il est assis au premier rang, pas très loin de l'institutrice. Alors que ses camarades de CM1 ouvrent leurs cahiers, cet enfant utilise un ordinateur portable. Yanis souffre de dyspraxie visio-constructive (lire l'encadré), un trouble du développement qui « altère sa coordination motrice ».

 

Sa mère a bataillé

 

 « Il ne savait pas dessiner un bonhomme à six ans », se souvient sa mère, Lyda. Ce « retard » dans les apprentissages graphiques a été l'un des signes qui ont conduit à des examens médico-psychologiques et au diagnostic.

 

Depuis que son « handicap invisible » est repéré, Yanis est suivi par différents spécialistes : pédiatre, psychomotricienne, orthophoniste, ergothérapeute. Un bilan pédiatrique et neuro-psychologique est réalisé chaque année.

 C'est « un handicap visuel et manuel ; Yanis n'arrive pas à tenir certains instruments, enfile ses habits à l'envers. On ne connaît pas l'origine d! e sa dyspraxie », explique Lyda.

 

Estelle Robert n'a pas encore été formée à son métier provisoire

 

 Le stylo pose problème, raison pour laquelle son fils a été doté d'un ordinateur portable. Yanis s'en sert depuis deux ans, en connaît les fonctions, tape ses leçons, qui sont ensuite imprimées et collées dans ses cahiers par son auxiliaire de vie scolaire (AVS). Pour qu'il bénéficie et d'une AVS et d'un ordinateur portable, sa mère a bataillé, rejoignant les rangs de l'association parentale d'entraide aux enfants atteints d'une infirmité motrice cérébrale (APEEIMC). Ce n'est qu'en 2006 que la commission des droits et de l'autonomie du Bas-Rhin a reconnu la dyspraxie en tant que handicap.

 Scolarisé tout près de chez lui, à l'école du quartier de la Musau, à Strasbourg, Yanis bénéficie de l'appui d'une auxiliaire de vie scolaire à raison de six heures par semaine. Sa « dotation » AVS a diminué de moitié en comparaison de l'an dernier.

 

!  Pour cette nouvelle année scolaire, l'AVS se nomme Estelle Robert. Licenciée en arts plastiques, elle prépare le concours de professeur des écoles. Elle doit aider l'élève, « l'accompagner vers l'autonomie » afin qu'il puisse se débrouiller seul dans deux ans, au collège. Estelle Robert occupe un mi-temps d'AVS. Elle sera en compagnie de Yanis chaque mardi et vendredi matin. La jeune femme s'occupe aussi d'une petite fille, à raison de douze heures par semaine.

 

 Pour les AVS qui débutent, 70 h de formation seront dispensées. En ce début d'année scolaire, Estelle Robert n'a pas encore été formée à son métier provisoire.

 

Pierre Séjournet

© Dernières Nouvelles d'Alsace - 5.9.2007

 

 

Strasbourg - Neuhof / Aérodrome du Polygone
Les ailes du sourire

 Trente minutes au-dessus de Strasbourg dans un avion quadriplace : Florian, six ans, était ravi de quitter son fauteuil roulant pour s'asseoir sur la banquette d'un Cessna, accompagné de sa petite soeur Clara. « Je voulais voir l'église de mon quartier mais d'en haut c'est dur de reconnaître », explique le petit garçon qui habite à Neudorf. Florian est infirme moteur cérébral. « C'est difficile de trouver des activités adaptées, souligne Isabelle, sa maman. D'habitude Florian est frustré parce qu'il est cloué dans son fauteuil et ne peut pas participer avec les autres enfants. Cet après-midi, lui et sa soeur ont pu faire une activité commune ; il ne s'est pas senti privé.  »

Dans le cadre de l'opération « Les ailes du sourire » lancée par Aviation sans frontières, une quarantaine d'enfants de six associations différentes (*) ont ainsi pu réaliser un vol découverte, dans un des quatre avions mis à disposition par l'aéroclub Polygone 67 et l'aéroclub d'Alsace. Pour la ! troisième année, trois clubs Kiwanis (Strasbourg Contades, L'Européenne et le club de Sélestat) ont financé les vols. « Ces enfants pensaient ne jamais pouvoir réaliser leur rêve du fait de leur handicap, souligne Véronique Buckenmeyer, pilote et membre d'Aviation sans frontières. Ils n'y croient pas, pour eux c'est inaccessible. »

 Depuis 2002, grâce aux aéroclubs de l'aérodrome du Polygone et la participation de clubs service, près de 250 enfants ont bénéficié d'un baptème de l'air

L.F

© Dernières Nouvelles d'Alsace - 15.5.2007

Strasbourg
Strasbourg / Aide aux enfants handicapés

 

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Bientôt un centre de loisirs pour tous ?

L'Association parentale d'entraide aux enfants atteints d'une infirmité motrice cérébrale (APEEIMC) organisait, mardi à la Maison départementale des personnes handicapées à Strasbourg, une réunion d'information afin d'encourager l'installation dans le Bas-Rhin de centres de loisirs qui accueilleraient aussi bien des enfants valides que handicapés.

« Dès l'instant où un enfant a l'étiquette "handicapé", son parcours du combattant commence », s'insurge Sonia Cardoner, présidente de l'APEEIMC. C'est pourquoi elle a organisé mardi une réunion d'information en présence de Laurent Thomas, directeur de la fédération Loisirs Pluriel, qui a proposé des solutions au problème de l'accueil des enfants handicapés en centres de loisirs, devant un parterre de membres d'associations et de parents d'enfants handicapés.

Un besoin que les familles n'osent plus exprimer

 Le principe des centres de loisirs sans hébergement Loisirs Pluriel est d'accueillir autant d'enfants valides que d'enfants handicapés, pour des activités périscolaires et extrascolaires. Comme l'explique Laurent Thomas, ce système d'accueil paritaire permet de « contribuer au changement de regard que les personnes valides portent sur les handicapés en favorisant leur rencontre dès le plus jeune âge ». Il existe aujourd'hui dix centres Loisirs Pluriel, situés à Paris et dans neuf villes de l'ouest de la France, et Sonia Cardoner compte bien en voir un s'installer dans le Bas-Rhin.
 Les enfants handicapés souffrent constamment du refus des centres de loisirs traditionnels de les accueillir. Cela est principalement dû au manque de formation des animateurs de ces lieux de détente, qui craignent de voir leur responsabilité mise en cause s'il arrivait malheur à l'enfant porteur de handicap. Ces derniers nécessitent naturellement plus d'attention de leur part, et parfois même un traitement médical particulier.
 C'est pourquoi, après avoir essuyé plusieurs refus, les parents renoncent tout bonnement à réclamer l'aide des pouvoirs publics et s'échinent seuls à trouver des solutions de remplacement pour leur enfant, bien souvent au prix de leur activité professionnelle.

La naissance d'un projet de longue haleine

 Mais la présidente de l'APEEIMC ne voit pas les choses de cet oeil. Elle-même mère d'une petite Chloé, atteinte d'une infirmité motrice cérébrale, elle s'est longtemps battue pour obtenir l'accueil de sa fille en centre de loisirs, et pense sincèrement que Loisirs Pluriel « a sa place dans notre région ».
 Le concept, qui repose sur la formation professionnelle et spécialisée du personnel encadrant ainsi que sur la taille réduite des groupes d'enfants, semble répondre aux attentes des parents tout en réglant le problème de la responsabilité des animateurs en cas d'accident. Bien sûr, cela entraîne des coûts plus importants, que le fondateur de Loisirs Pluriel estime à environ 82 euros par jour et par enfant. Cependant, après 15 ans d'existence, ces centres ont eu l'occasion de démontrer que le jeu en valait la chandelle.
 Selon Laurent Thomas, la fondation d'un centre Loisirs Pluriel nécessite en premier lieu la mobilisation des familles sur le plan local, puis la prise de contact avec les institutions susceptibles de financer un tel projet. En moyenne, il faut attendre environ trois ans pour que l'objectif se concrétise.
 Ce mardi, des représentants de la ville de Strasbourg, du conseil général du Bas-Rhin, du conseil régional d'Alsace et de la CAF ont assisté à la rencontre. Laurent Thomas et Sonia Cardoner ont aussitôt sauté sur l'occasion pour mettre en route le projet d'installation d'un centre Loisirs Pluriel dans le Bas-Rhin. « Ce serait une très bonne chose pour notre région, mais il s'agit maintenant d'en faire une initiative au niveau national », a affirmé Sonia Cardoner, qui estime que son combat est loin d'être terminé.

Cl. G.

Édition du Ven 9 mars 2007

 

 

 

 


APEEIMC 3 Rue de l'Industrie 67400 ILLKIRCH-GRAFFENSTADEN Téléphone/Fax : 03 88 67 18 08 Courriel : apeeimc@orange.fr

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